Un grand monsieur nous a quitté : Dr A.I KAPANDJI


Personne parmi nous n’a jamais entendu tinter le nom du Docteur KAPANDJI ! Ceci est impossible.

Compulser l’un de ses nombreux ouvrages, d’anatomie, de biomécanique, de poésies, de philosophie… Que savons-nous encore…. Rester fasciné par son verbe, sa simplicité, son humanité, la portée de sa personnalité lors de ses nombreuses conférences… 

Un Grand Homme riche de qualificatifs dont la liste ne peut pas être exhaustive, vient de nous quitter. 

Adalbert KAPANDJI nous a accompagné dans notre quête de compréhension du corps humain anatomiquement parlant certes mais c’est de surcroit, un éminent philosophe qui s’en est allé. 

Membre d’Honneur du Registre des Ostéopathes de France, le Conseil National au nom de l’ensemble de notre institution tient à saluer l’intégralité de son œuvre, et le remercier pour toutes ses généreuses contributions. 

Nous adressons à l’ensemble de ses proches nos plus profonds témoignages de sympathie. 

Le Professeur KAPANDJI nous avait fait l’honneur de sa présence lors de notre Assemblée générale d’octobre 2013. Vous avez la possibilité de réécouter son intervention via les liens suivants :  

https://www.osteopathie.org/3610-audiotheque-claude-bochurberg.html

https://www.osteopathie.org/3607-audiotheque-docteur-adalbert-i-kapandji.html

Source : R.O.F.

L’ostéopathie après l’accouchement ? N’oubliez pas votre périnée

Vous qui consultez l’ostéopathe avant, pendant et après l’accouchement afin de préparer, accompagner votre corps à ce passage de vie, n’oubliez pas d’aussi prendre soin de votre périnée. 

Fotolia_29799915_XSEn effet cette région de votre corps, souvent oubliée, est pourtant essentielle à l’équilibre de votre corps. Le périnée est le lieu d’un véritable carrefour où système digestif et système uro-génital se croisent. Afin préserver un bon fonctionnement de son périnée et donc des systèmes qu’il contient il ne vous faut pas le négliger.

On peut imaginer, afin de simplifier, que c’est comme une nappe tendue sur le fond du bassin. il y a durant la grossesse une augmentation de la pression abdominale due à l’augmentation du volume et du poids du bébé. Le périnée est donc très sollicité car cela étire les ligaments et les muscles au niveau du pelvis.

Au fur et à mesure de sa croissance dans l’utérus, bébé va peser de plus en plus dessus le périnée qui va donc devoir récupérer de cet effort de presque 9 mois. Après l’accouchement celui-ci va devoir récupérer une tonicité optimale afin d’assurer les fonctions essentielles : miction, défécation, etc…

L’erreur souvent commise est de ne pas privilégier sa rééducation lors des suites d’une césarienne, maintenant vous comprenez mieux pourquoi cela est tout de même nécessaire.

Votre Sage-Femme et/ou Kinésithérapeute seront vous guider dans cette étape indispensable mais il faudra, par vous même, continuer ce travail à la maison : Le Gym-ball (article à venir)  peut vous y aider. Je vous invite à consulter cette courte vidéo qui pourrait vous aider dans cet accompagnement : Vidéo périnée

Enfin, il peut être opportun de questionner le professionnel qui vous accompagne, de la nécessité de compléter ce travail avec une rééducation abdominale. Après il ne vous restera plus qu’à profiter de l’arrivée de bébé !

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Brève histoire de l’ostéopathie

Still indique dans son autobiographie (1) : « ma science ou découverte naquit au Kansas à l’issue de multiples essais (…) tout au long de la guerre de sécession et jusqu’au 2 juin 1874. »

Still s’est engagé très tôt chez les «Fédérés ». Il combattit et apprit la médecine et la chirurgie. Une loi votée dans les années 1830, permettait à chacun d’exercer une profession s’il en avait les compétences et ce, même s’il n’avait suivi aucune formation organisée ou reçu de diplôme. Dans le domaine médical, quiconque avait appris sur le tas à prodiguer des soins et en faisait sa profession pouvait se prévaloir du titre de médecin. C’est ainsi que Still acquit le titre de médecin. Néanmoins, il remit très rapidement en cause «la médecine héroïque» de l’époque, qui s’apparentait plus à la médecine de Molière qu’à un véritable art de soigner.

téléchargementPragmatique par nécessité, comme tous les pionniers qui devaient trouver sur place les moyens de survivre, Still apprit beaucoup en observant le monde qui l’entourait. Par ailleurs, dans les Etats-Unis du 19ème siècle, il existait peu de livres hormis les ouvrages religieux. L’ostéopathie est donc à son origine, une médecine élaborée dans le scepticisme à l’égard de la médecine du XIXème siècle, à partir des leçons de la nature, sur fond de principes religieux.
Les années 1870 seront des années de vaches maigres pour Still car sa nouvelle orientation thérapeutique déclenche l’hostilité de ses confrères et également du clergé. Il s’installe à Kirksville (Missouri). Ses résultats thérapeutiques finiront toutefois par être reconnus du public au point qu’il doive former de bons ostéopathes pour le seconder. S’il s’adresse dans un premier temps à ses enfants, il décide en 1892, de créer sa propre école dans sa ville: l’American School of Osteopathy.

L’ostéopathie continue de se développer aux USA au point que dans le premier quart du XXème siècle, sa pratique est autorisée dans tous les Etats. Durant la seconde guerre mondiale, beaucoup de médecins américains sont appelés sous les drapeaux. Les ostéopathes n’ayant pas été autorisés à s’engager dans les forces armées de santé, ils restent au pays et pallient l’absence des médecins. La pénurie de ces derniers après la guerre et les bons états de service des ostéopathes incitent certains Etats à accorder aux ostéopathes l’équivalence du titre de médecin. A partir de 1973, tous les ostéopathes américains seront médecins. Ils auront des études et des prérogatives identiques. Il y a environ 40 000 ostéopathes aux USA actuellement.
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L’ostéopathie n’est pas restée localisée au continent nord américain. Par l’intermédiaire d’un des tous premiers élèves de Still, John-Martin Littlejohn, elle fait son apparition en Europe un peu avant la première guerre mondiale. Celui-ci crée la première école européenne à Londres en 1917: la British School of Osteopathy. Le Royaume-Uni légalise l’ostéopathie en 1990 comme profession de santé spécifique. L’ostéopathie essaimât à travers le monde, plus particulièrement dans les pays anglophones.

Elle est apparue en France dans les années 1960 grâce à des praticiens qui s’étaient formés au Royaume-Uni ou aux USA. Selon un schéma similaire, ces ostéopathes en formèrent d’autres puis ouvrirent des écoles. Les résultats thérapeutiques suivant, le phénomène s’amplifiât au point que les pouvoirs publics ne purent plus ignorer le phénomène de société. Après différents avatars allant de la création du monopole d’exercice pour les seuls médecins (1962) à un projet de loi tué dans l’œuf (1983), la France légalise l’exercice de l’ostéopathie le 4 mars 2002.

Les décret d’application relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie ont été publiés le 25 mars 2007.

Source : R.O.F. 

1 : Still Andrew-Taylor: autobiographie. Traduction française par Pierre Tricot. Editions Sully. 1999.

Soigner les affections de saison

Voici un extrait de l’émission « Le mag de la vie en Bleu » diffusé le Mardi 30 octobre 2018. 

 

« Les changements de températures permettent à certains virus de prospérer, quelques soit la saison. Pour soigner les affections de saison on peut faire appel à un ostéopathe. Gillian le Solleu, ostéopathe, nous donne quelques conseils sur les affections de saison.

Pour soigner les affections de saison on peut faire appel à un ostéopathe. L’ostéopathie est une thérapie manuelle qui vise à remettre du mouvement dans les tissus, organes et articulations.

Connu comme le « thérapeute du mal de dos », l’ostéopathe peut traiter bien plus que les douleurs musculosquelletiques. Il pourra également agir sur les troubles du système cardiovasculaire, digestif, génito-urinaire, neurologique ou encore oto-rhino-laryngologique et pulmonaire. Un champ d’action large qui fait de la pratique de l’ostéopathie une option véritablement intéressante que ce soit pour les douleurs aiguës ou chroniques.

Les ostéopathes détectent les problèmes en examinant les muscles, les articulations et les tissus du patient, et en décelant toute modification de tonus musculaire ou de température en réaction au toucher.

L’apparition des symptômes de la grippe et du rhume au printemps ou à l’automne ne serait pas directement liée aux changements de températures mais à des groupes de virus bien particulier qui profitent d’une baisse de régime des défenses immunitaires. »

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission ici : Le mag de la vie en bleu 301018

Posture ou imposture ? Au bureau

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Je vous propose, via ce bref article, de vous sensibiliser à la « bonne » posture à avoir au bureau. Il est bien évident que la posture « idéale » n’existe que dans les livres mais, grâce à quelques conseils simples à mettre en œuvre, on peut se rapprocher de celle-ci.

 

Une mauvaise posture à son poste de travail peut avoir, à la longue, des conséquences plus ou moins importantes sur sa santé et en particulier sur l’apparition de troubles appelés communément : TMS ou Troubles Musculo-squelettiques.

 

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Sans rentrer dans des explications médicales longues et ennuyeuses les TMS sont des troubles qui apparaissent, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, suite au maintien prolongé d’une posture inadéquate devant l’écran d’ordinateur couplée à des gestes mal appropriés et répétitif

 

 

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La liste des différents troubles est longue mais on y retrouve, entre autre : les tendinites du membre sup (coude, poignet, épaule), au « fameux » syndrome dit du canal carpien, les douleurs cervicales, névralgies d’Arnold, etc…

 

 

Mais nous ne sommes pas là pour faire un article scientifique mais plutôt pour tenter de vous éclairer sur ce que pourrait être la position « idéale » devant votre ordinateur au bureau.

  • Idéalement, la personne est face à l’ordinateur, le haut de l’écran à hauteur des yeux ou plus bas pour les porteurs de verres progressifs.
  • Le clavier est posé à plat, de façon à ce que la barre d’espace se trouve à 10-15 cm du bord de la table. La souris est à proximité, sur le côté.
  • Le siège possède un dossier, haut de 45-55 cm, maintenant en permanence l’ensemble du dos, ainsi que des accoudoirs, idéalement réglables.
  • Si la hauteur de l’assise ne permet pas de poser les pieds à plat, il convient d’ajouter un repose-pied.

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bb.png—La « bonne » position est celle qui permet aux articulations de rester dans leurs zones de confort. Ni de flexion ou d’extension extrêmes. Les mains peuvent être placées dans le prolongement des avant-bras sans flexion, ni extension, ni angulation des poignets de manière prolongée.

À chacun de trouver « sa » position de confort.

Régler la hauteur de l’écran et son fauteuil peut déjà être une première étape. 

Pour rappel, comme décrit dans l’article consacré aux étirements : Au bureau pourquoi pas s’étirer il est important de comprendre que :

  1. Même si la position de travail est idéale, si elle est maintenue de manière prolongée, elle amène une fatigue musculaire.
  2. —Pour éviter l’apparition des TMS et de la fatigue il faut alterner les tâches (informatique, classer des documents, réunions, etc…).
  3. —Favoriser les pauses « actives » d’au moins 10 min/2h (marcher, aller boire un café, amener un document à un collègue).

Enfin, soyez à l’écoute de votre corps et tentez d’en prendre soin…

Quelques chiffres clés afin de bien comprendre le sujet (chiffres de 2015) : 

  • Première cause de maladie professionnelle. (85% des MP en France)
  • Les TMS augmentent chaque année (30000 nouveaux cas par an)
  • Plus de 7 salariés sur 10 (72%) déclaraient ressentir au moins une douleur associée aux TMS

Dans un prochain article nous parlerons du « Swiss-ball »…. À suivre…

Les pouvoirs du touché : Mathieu VIDARD

« Mathieu ce matin dans l’édito carré, les pouvoirs du toucher… Oui car notre société se touche de moins en moins. Le contact avec le corps de l’autre semble s’effacer progressivement. Dans le domaine du soin en particulier où la médecine privilégie les appareils au détriment du lien direct avec les patients. »